La Bourse de Paris : un plan de licenciement massif d’un tiers des effectifs

graphiques-mur

Communiqué intersyndical CFDT, CFE-CGC, CGT en date du 13 avril 2015.

La direction du groupe Euronext, Bourse de Paris, annonce ce jour que les deux sociétés du groupe localisées à Paris, Euronext Paris et Euronext Technologies, lancent un plan de licenciement massif de 101 postes sur les 353 postes soit le tiers des effectifs parisiens.

Pourtant, le groupe Euronext a publié des performances financières inégalées (cf. le communiqué de presse d’Euronext du 25 février 2015) :

  • Un chiffre d’affaires 2014 (458 millions d’euros) en hausse de 18,6 % soit près de 4 fois l’objectif (5 %) ;
  • Les volumes échangés sur les marchés au comptant d’Euronext ont augmenté de 29 % au cours du 1er trimestre 2015 (à fin mars) ;
  • Une marge opérationnelle qui s’établit à 45,8 % au niveau du groupe (pour un objectif moyen terme de 45 %) et 50 % pour Euronext Paris ;
  • Un résultat net 2014 qui a progressé de 35 % ;
  • Le doublement du cours de l’action depuis l’introduction d’Euronext en juin 2014 et la 2ème meilleure performance de l’indice SBF 120 (valeurs de l’indice SBF 120 regroupant les plus grandes sociétés cotées) sur les 6 derniers mois.

Les motifs avancés par la direction sont :

  • L’habituel critère de la sauvegarde de la compétitivité ;
  • La poursuite des efforts d’économies pour les porter à 80 millions d’euros afin d’atteindre un taux de marge opérationnelle de 53 % (un niveau supérieur à toutes les sociétés cotées à Paris sur le SBF 120).

Pour réaliser ses économies la direction d’Euronext considère que le seul moyen de parvenir à ses objectifs passe par le licenciement de près d’un tiers de ses effectifs à Paris.

Les organisations syndicales condamnent ce projet et s’opposeront par tous les moyens à sa mise en œuvre parce qu’elles estiment :

  • Qu’un groupe qui dégage de tels résultats, qui a une trésorerie conséquente doit intégrer l’ensemble de ses personnels dans toutes ses perspectives de développement ;
  • Que cette décision est dangereuse pour la santé mentale et physique des salariés qui sont déjà en nombre insuffisant pour faire face à la charge de travail ;
  • Que cette décision est dangereuse pour la pérennité économique de l’entreprise, pour l’écosystème du secteur financier du pays.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *