[Communiqué] du syndicat national CGT Action Logement – Paris, le 17 Octobre 2016

Tract CGT ACTION LOGEMENT

Aux salariés(es) d’Ile de France

La donne a changé mais la mue syndicale doit être anticipée.

Nous ne sommes plus salariés(es) de tel ou tel CIL, mais toutes et tous d’Action Logement.

Notre représentation syndicale prend une autre dimension car l’interlocuteur patronal devient unique et national. Certes, nos employeurs préféreraient conserver un morcellement de représentations diverses et éparses pour mieux faciliter leurs intérêts, pour notre part, nous ne les aiderons pas à affaiblir notre défense collective.

C’est la prise en compte de ce contexte qui a conduit les syndiqués(es) CGT d’Action Logement à se doter d’un outil syndical national, indépendant d’autres branches ou métiers, dégagé d’influence extérieure ou contingente, capable de porter complètement les intérêts des salariés(es) d’Action Logement.

C’est dans cette nouvelle dimension que nous nous adressons à vous.

Certes, l’annonce de cette réforme fut brutale le 9 avril 2015 et conduit nombre de nos collègues à devoir répondre sans cesse aux questionnements des entreprises adhérentes, tout en étant souvent dépourvus d’éléments tangibles. Aux changements soudains marqués parfois des atermoiements de l’impréparation, les salariés(es) répondaient avec professionnalisme et sens du devoir qui caractérisent depuis 60 ans leur travail dans les CILs.

Certes, de cette mobilisation sans faille, les paroles de remerciements ne font pas défaut. Cela ne suffit pas, c’est aux actes que nous apprécierons cette considération affichée et le premier est le Salaire. Après les NAO manquées de 2016, la pression doit monter d’un cran, ne pas partir de l’inflation, mais bien, car il est grand temps, de remettre à niveau les salaires. Et une autre exigence des salariés d’île de France passe aussi par leur avis sur le choix des sites où ils vont travailler.

Nul doute que nombre d’entre nous n’imaginait pas forcement devoir se résoudre à saisir des « opportunités » de reclassement ou de changement. Ces départs laissent trop souvent un vide en qualité ou en charge de travail, qu’un développement de situations précaires, de cdd ou d’intérim ne peut résoudre.

 

Certes, des dérives patronales ont bien souvent perdurées dans certains CILs, mais en aucun cas, les salariés(es) n’en sont responsables. Vouloir leur imposer une double peine avec la perte d’acquis ne serait pas acceptable, c’est par le haut que doit se faire l’harmonisation.

Nos métiers sont désormais clairement identifiés dans la nouvelle organisation qui sera effectivement soumise au contrôle de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution qui relève effectivement de la finance. A ce sujet, nous voulons le maintien de la Convention Collective Nationale de l’Association Française des Sociétés Financières (ASF) déjà appliquée au sein de l’UESL. Nombre de CILs et l’UESL avaient déjà, parfois depuis longtemps, actualisés leurs situations réelles en retenant cette convention collective qui correspond désormais partout à nos métiers.

Cela rend d’autant plus suspect l’acharnement patronal à vouloir imposer un choix différent.

Sachons, ensemble,

nous faire entendre, en fonction de nos seuls intérêts de salariés(es) !

Ne laissez personne « peser » à votre place, rejoignez-nous !

cgt.actionlogement@gmail.com

 

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